LOVELESS : De la musique et des mots – Le blues du Sultan du Swing

Bonjour !

Aujourd’hui encore la musique est à l’honneur dans ce billet ! Je vais y expliquer comment certains morceaux m’influencent dans la conception de LOVELESS et pourquoi je leur accorde une grande importance.
Certains ont déjà reconnu le clin d’œil du titre : je vais vous parler de Dire Straits, et plus précisément de son ex-leader ; Mark Knoplfer !

Money for Nothing, ça vous parle ? Ben, c’est de Mark ! 

Il est important de définir deux périodes dans la vie de Knopfler : d’abord celle qui l’a fait connaître, donc l’époque de Dire Straits, puis celle où il a sombré dans un oubli relatif : l’après DS.

On peut aussi distinguer l’époque durant laquelle il portait un bandana ridicule..

Classé 27e meilleur guitariste de tous les temps par le magazine Rolling Stone, celui qu’on surnomme « L’homme tranquille du Rock’n’Roll » a toujours fait montre d’un talent particulier pour des mélodies aériennes et très fines auxquelles il couple des textes particulièrement riches, déclamés d’une manière assez similaire à celle de Bob Dylan.
Depuis le début des années 2000, il a ajouté à cet ensemble un style très blues et ses textes prennent parfois une tournure plus mélancolique et nostalgique qu’auparavant.

Je vais développer mon propos en vous présentant quelques morceaux qui figurent dans ma playlist « LOVELESS » (parce que, oui, cette playlist existe bel et bien !)

Sailing to Philadelphia : Sailing to Philadelphia (2000)

Ce morceau, tiré de l’album éponyme est un hommage à « Mason & Dixon », roman d’aventure de Thomas Pynchon (à lire, d’ailleurs !). L’histoire est celle de deux astronomes anglais, partis à l’aventure sur les routes de l’Amérique du XVIIIe siècle… Leur épopée a pour objectif de tracer d’est en ouest une ligne absolument rectiligne de huit mètres de large, qui devra séparer le Maryland et la Pennsylvanie, et ce à la demande de Lord Baltimore et de Thomas Penn, les héritiers respectifs de ces deux provinces. Il s’agit d’un roman d’une drôlerie et d’une inventivité folle qui nous porte sur les traces de deux personnages que tout oppose.

La chanson de Knopfler veut faire écho au frisson du voyage, à l’angoisse, à l’incertitude mais aussi à l’excitation que ressentent les personnages durant leur traversée jusqu’à Philadelphie. Ces mêmes sensations qu’il a ressenties en traversant la planète de part en part…
Le sultan du swing partage le chant avec James Taylor et chacun interprête un personnage, traduisant ses doutes et ses travers sur une musique lancinante et mélancolique… En bref, une véritable ode à l’aventure, typiquement dans l’esprit que je veux insuffler à LOVELESS.

What it is : Sailing to Philadelphia (2000)

Il s’agit de l’un mes morceaux préférés de tous les temps : le solo de guitare est à tomber, l’air est beau, doux et le texte est certainement l’un de mes favoris.

Cette chanson parle de la ville d’Édimbourg au travers des nombreuses références aux monuments locaux (Charlotte Street, le château, etc…) et au folklore écossais (il y a des références à Dickens, par exemple) sur un blues à la fois mélancolique et entraînant. Mark Knoplfer raconte comment il a vu cette ville changer, comme il a vu le gel recouvrir les tombes, mais aussi à quel point certains traits des habitants sont bel et bien les mêmes depuis des années.
Il y parle d’une population qui se gave de nourriture et d’alcool tout en maudissant le gouvernement, comme s’ils n’avaient pas de réels soucis.

Il est fait mention de divers personnages et d’éléments appartenant à un passé lointain et presque oublié. Toutefois, le personnage principal marche à travers la ville et semble leur redonner vie l’espace d’un instant, juste en se souvenant d’eux…
Il s’agit d’une chanson à l’atmosphère particulièrement travaillée dont l’analyse complète mériterait un article à elle seule.  

Conclusion ?

En définitive, je pense que ce léger aperçu de l’oeuvre de Knopfler suffit à retranscrire les traits qui me font aimer cette artiste et ce qu’il apporte à mon imaginaire. Bien entendu c’est tout de même assez réducteur puisqu’il a écrit une bonne centaine de chansons, mais j’ai choisi mes préférées.
Je ne peux que vous conseiller mille fois d’écouter quelques morceaux de Dire Straits ou de Mark, il y a nécessairement quelques chansons oubliables (un paquet même !) mais l’ensemble vaut nécessairement le coup d’être écouté.

Merci de m’avoir (encore) lu ! A une prochaine !

Désolé, cet article était pauvre en GIFs !

 

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