Jeu Vidéo : True Crime – Streets of LA

C’est vrai que ce n’est pas mon style de jeu de prédilection mais les jeux d’action ça a toujours eu un côté très détente à mes yeux. C’est de l’action plus crue et on peut y jouer en posant son cerveau sur ses genoux quoi. Alors en quoi True Crime – Streets of LA mérite t’il un article ? Je vous invite à le découvrir plus bas ! (Ce bait n’empêche !)


True Crime : Streets of LA – Review

Bon ! C'est déjà le foutoir !

Bon ! C’est déjà le foutoir !

Sorti en 2003 sur toutes les plateformes de l’époque (Donc PC, Mac (sisi), Gamecube, Xbox et PS2) , True Crime était très attendu par le public et la critique. Bien entendu, le résultat final n’est pas à la hauteur de toutes les promesses, les attentes et les espoirs dont le soft a été l’objet avant sa sortie. Toutefois, on ne peut objectivement pas parler de mauvais jeu dans la mesure où, bien qu’il ne remplace pas la série des GTA, il s’inscrit comme une référence du jeu d’action.

Quand on parle de méthodes moyennement respecteueuses de l'intégrité physique du suspect...

Quand on parle de méthodes moyennement respecteueuses de l’intégrité physique du suspect…

Le scénario prend place à Los Angeles au début des années 2000 et nous emmène sur le traces de Nicholas Kang Wilson, dit Nick Kang, un policier d’origine chinoise suspendu à cause de ses méthodes peu délicates. Ce dernier est toutefois appelé à rejoindre la DOE, la Division d’Opérations d’Elites pour venir à bout des Triades qui mettent la ville à feu et à sang.
Tous les clichés d’un film d’action sont ici réunis ; Le héros un peu sauvage et solitaire, l’assistante à l’utilité discutable, le chef noir, les chinois des Triades qui sont TOUS des artistes martiaux, les russes qui sont des psychopathes finis… Bref, le « casting » ne sort pas des sentiers battus et se contente de s’en tenir aux bonnes (grosses) vieilles ficelles du genre… Enfin, c’est ce qu’on veut nous faire croire !
En effet, très vite le jeu développe deux aspects très surprenants pour un soft de ce genre : True Crime se paie le luxe de nous entourer des pires clichés du genre avant de les éclater au profit d’un univers un peu plus riche, mêlant les légendes urbaines à une conspiration plutôt redoutable, le tout ponctué par un parti pris d’ironie et de sarcasme omniprésent. Ce qu’il faut comprendre c’est que les ficelles de ce type de scénarios sont ici utilisées de manière tellement éxagérée et classique qu’on a du mal à les prendre au sérieux. C’est là la prouesse scénaristique opérée : True Crime se paie le luxe de se moquer du genre de jeux auquel il appartient avec des répliques telles que « On dirait le dialogue d’un mauvais jeu vidéo » et de nombreux clins d’oeils plutôt agréables.

Bon...

Bon… « Un peu fantastique » c’est possiblement un euphémisme…

Qui plus est, le jeu prend très vite une tournure un peu fantastique, ce qui donne tout de suite un peu de piment. Et si beaucoup lui reprochent cette liberté, on ne peut nier que le scénario est correctement ficelé et évite adroitement les Deux Ex Machina sur lesquels il aurait pû trébucher.

Il faudra même porter un costume de soirée !

Il faudra même porter un costume de soirée !

L’autre aspect très intelligent de ce True Crime repose dans sa construction. Le jeu repose sur un système de karma ; suivant les choix que vous ferez pour résoudre tel ou tel problème, votre karma augmentera ou diminuera. Si vous zigouillez les deux amants qui se disputent en pleine rue alors que vous auriez pu leur passer les menottes, votre karma diminuera. En revanche, se contenter de casser la gueule aux proxénètes alors qu’on aurait pu leur coller une balle dans le buffet délivrera des points de karma positif.
Le karma donc, influe sur la progression du scénario et sur la suite des missions. De même, toutes les missions ne sont pas obligatoirement à remporter. Echouer dans certaines d’entre elles ne freinera pas votre progression mais donnera simplement accès à une mission alternative et donc une portion de scénario différente.

Les gunfights sont très nerveux et accrocheurs.

Les gunfights sont très nerveux et accrocheurs.

La progression est donc intelligemment conçue, sans aller dans l’exceptionnel, le scénario saura tenir le joueur en haleine sur toute la durée du soft. Peut-on en dire autant du gameplay ? Malheureusement non. Le jeu est affreusement linéaire, bien que bourré de bonnes idées !

La visée subjective permet un petit ralenti et une précision accrue.

La visée subjective permet un petit ralenti et une précision accrue.

Les fusillades au cours desquelles vous devrez assurer votre survie et éliminer tous vos adversaires sont jouissives au possible, c’est dynamique, entrainant et plutôt marrant. Mais ça ne se renouvelle pas très bien… Tandis que les combats consistent en un enchainement A, B, Y destiné à sonner l’adversaire pour lui assener une super attaque (généralement plutôt impressionnante).
Les phases d’infiltration sont d’une lourdeur et d’une maladresse terribles, trop simples ou infaisables, elles sont linéaires au possible et même plutôt pénibles.
Entre deux missions dites de « trajet » (qui consistent donc à aller d’un point A à un point B sans chrono), vous serez lâché en plein Los Angeles et disposerez de tout le temps nécessaire pour résoudre des crimes de rue ou autres petites missions délivrées par le central. Ainsi, de filatures en prises d’otages, en combats de rue ou en attentat, vous aurez le loisir de collecter des points qui vous serviront à faire progresser votre personnage via l’achat d’amélioration d’armes ou de combat.

Quelques

Quelques « légers » bugs de colision du type MA BAGNOLE DANS LA STRATOSPHERE !

De bonnes idées donc, mais un manque de renouvellement qui nuit clairement au jeu. On sent pourtant que les développeurs ont voulu bien faire : le jeu est très beau, fluide, doté d’une bonne ambiance… La ville de LA est plutôt vaste (mais un peu vide).
En fait, le jeu cumule d’importantes qualités et une infinité de petits défauts : La mise en scène est impécable mais la ville est ennuyeuse à explorer, la bande son est géniale mais les bruitages sont dramatiques, l’idée de progression est bien pensée mais les phases de combat deviennent presque une corvée à terme…
On sent pourtant que les développeurs étaient impliqués dans leur projet via de nombreux secrets et bonus, par exemple, en donnant certains noms au fichier de sauvegarde, il sera possible de jouer Nick avec l’apparence de sa coéquipière, d’un motard, d’un agent du SWAT, d’un âne qui fume (NO FAKE !). On peut même incarner Snoop Dog en ramassant les os dorés qui trainent un peu partout dans la ville… Les nombreux défauts de True Crime ne viennent donc pas de la mauvaise volonté des concepteurs mais bien d’un manque de budget, de temps ou de quelque chose. Cela pourrait expliquer pourquoi le boitier annonce la possibilité de piloter des motos alors qu’elles sont tout simplement absentes du jeu…

Non, l'âne c'était PAS une blague ! Vraiment !

Non, l’âne c’était PAS une blague ! Vraiment !

Très clairement, True Crime Streets of LA fait partie de ces jeux sortis un peu à la hâte et dont certains aspects sont mal dégrossis… Par exemple les voitures disposent de dégats localisés (tirer sur un pneu la ralentira, tirer sur le réservoir la fera éclater) mais elles détruisent le décor avec une facilité déconcertante… Bref, il y a de nombreux aspects qui font tâche à côté du reste très chiadé, ce qui est dommage pour un jeu aussi prometteur.
En définitive, c’est un jeu agréable et vraiment sympa bien qu’il dispose de nombreuses faiblesses, tout simplement un très bon jeu d’action mais pas suffisant pour prétendre à remplacer les légendes du genre.

Les fameuses motos que la jaquette nous donne le faux espoir de pouvoir chevaucher...

Les fameuses motos que la jaquette nous donne le faux espoir de pouvoir chevaucher…

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